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NUIT DE JUIN...!

Victor Hugo,Les rayons et les ombres
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LE PRESENT S'EMBELLIT DU PASSE...!

Le présent s'embellit du passé. Recueil : Les saisons (1769) je me dis le soir sous mon toit solitaire,
J'ai fait ce jour encor le bien que j'ai pu faire ;
Mon cœur s'épanouit ; j'éprouve en un tel instant
Une céleste joie, un saint ravissement ;

Et ce plaisir divin souvent se renouvelle ;
Le temps n'en détruit pas le souvenir fidèle,
On en jouit toujours ; et dans l'âge avancé,
Le présent s'embellit des vertus du passé.

Du temps, vous le voyez, j'ai senti les outrages ;
Déjà mes yeux éteints sont chargés de nuages ;
Mon corps est affaissé sous le fardeau des ans :
Mais, sans glacer mon cœur, l'âge affaiblit mes sens ;

J'embrasse avec ardeur les plaisirs qu'il me laisse.
De cœurs contents de moi j'entoure ma vieillesse ;
Je m'occupe, je pense, et j'ai pour volupté
Ce charme que le ciel attache à la bonté.



Jean-François de Saint-Lambert  DU PASSE

LA VIE EST UNE FLEUR...!

La vie est une fleur. Recueil : Poèmes (1990) La vie est une fleur qui s'épanouit lentement
Un a un ouvre ses pétales, éclatante de beauté
Puis doucement s'éteint et se fane.
Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon
Recroquevillé tel un fœtus.
Puis dans un cri s'arrache du ventre de la terre,
Sa mère nourricière.
Dans l'éclat du petit matin hésite, tremblante et s'ouvre,
Réchauffée par la lumière et les premiers rayons du soleil.
Bercée tendrement par la douceur du vent printanier
Laissant couler les dernières larmes de pluie
Sur sa robe encore froissée.
Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère
Comme l'enfant, petit être naïf et innocent
Frêle, émerveillée, lentement se redresse et grandit
Découvre la vie, s'émerveille et s'épanouit
Puis rebelle, tête haute brave les forces et le…

LA VIE N'EST PAS TOUJOURS FACILE...!

La vie n'est pas toujours facile. Recueil : Libre de penser (2001) Libre de penser, de rire et d'aimer,
Profiter des secondes de bonheur,
De paix, de joie et savoir décider,
Sans aucune crainte et sans peur :
Savoir dire non, oser et choisir,
Construire, entreprendre et bâtir.

Il suffit de si peu de chose,
Un peu de courage si j'ose.
La vie n'est pas toujours facile,
Mais il suffit de redresser la tête,
D'affronter certaines adversités,
Avec beaucoup de sincérité.

Suivre son cœur, ses pensées,
Ses choix et ses propres idées.
C'est alors et seulement ainsi,
Que l'on devient acteur de sa vie.

Il faut dans la vie savoir aussi,
Tendre la main à qui en a besoin,
Sans espérer un retour... ni rien,
Juste se dire que c'était bien.

Alors s'installe l'…

UNE GRAVE MALADIE M'A ELOIGNE DE VOUS JE VOUS REMERCIE DE TOUS VOS GENTILS MESSAGES...!

La jeunesse des vieux. Recueil : La Grive des Vignes (1895) Ô jeunes hommes ! notre joie,
Vous ne la connaissez point,
De voir, comme un bouton rougeoie,
Le printemps qui point.

Quand le soleil, tout jeune, dore
Les toits hier pluvieux,
Une aube de jeunesse encore
Rit au cœur des vieux.

Il ranime, par la fenêtre
Que l'on se hâte d'ouvrir,
Du frisson de ce qui va naître
Ce qui va mourir ;

Lui, par qui tant de fleurs écloses
Enchanteront les pourpris,
Il évoque d'anciennes roses
À nos fronts flétris,

Et, quand l'or de sa gloire abonde,
Aux miroirs que nous fuyons
Nous fait la chevelure blonde
Avec ses rayons.

C'est pour nous qu'il chasse les brumes !
En l'hiver blanc de glaçons
Vous mêlez aux toux de nos rhumes
Des bruits de chansons ;

Qu'il vente ou qu'il neige, n'importe !
Sans trêve, en vos jeunes cœurs,
Triomphe l'ardeur douce et forte
Des juillets vainqueurs ;

Vous connaissez, lèvres ignées,
Les baisers jamais finis…

Encore un beau poème du plus grand poète...!

Au bord de la mer Poète : Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les chants du crépuscule (1836).
Vois, ce spectacle est beau. Ce paysage immense
Qui toujours devant nous finit et recommence ;
Ces blés, ces eaux, ces prés, ce bois charmant aux yeux ;
Ce chaume où l'on entend rire un groupe joyeux ;
L'océan qui s'ajoute à la plaine où nous sommes ;
Ce golfe, fait par Dieu, puis refait par les hommes,
Montrant la double main empreinte en ses contours,
Et des amas de rocs sous des monceaux de tours ;
Ces landes, ces forêts, ces crêtes déchirées ;
Ces antres à fleur d'eau qui boivent les marées ;
Cette montagne, au front de nuages couvert,
Qui dans un de ses plis porte un beau vallon vert,
Comme un enfant des fleurs dans un pan de sa robe ;
La ville que la brume à demi nous dérobe,
Avec ses mille toits bourdonnants et pressés ;
Ce bruit de pas sans nombre et de rameaux froissés,
De voix et de chansons qui par moments s'élève ;
Ces lames que la mer amincit sur la grève,
Où l…