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mardi 27 septembre 2016

LE GRAND LEONARD DE VINCI...!



La Joconde, ou Portrait de Mona Lisa1, est un tableau de l'artiste italien Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1506, qui représente un portrait mi-corps, probablement celui de la florentine Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo. Acquise par François Ier, cette peinture à l'huile sur panneau de bois de peuplier de 77 × 53 cm est exposée au musée du Louvre à Paris. La Joconde est l'un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard de Vinci.
La Joconde est devenue un tableau éminemment célèbre car, depuis sa réalisation, nombre d'artistes l'ont prise comme référence. À l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par ce tableau et ont contribué à développer le mythe qui l'entoure, en faisant de ce tableau l’une des œuvres d'art les plus célèbres du monde, si ce n'est la plus célèbre : elle est en tout cas considérée comme l'une des représentations d'un visage féminin les plus célèbres au monde2. Au XXIe siècle, elle est devenue l'objet d'art le plus visité au monde, juste devant le diamant Hope, avec 20 000 visiteurs qui viennent l'admirer et la photographier quotidiennement.



Mona-Lisa, dans mes yeux.




Je te regarde puis te contemple
Je ne marche plus je suis immobile
Au milieu des autres je te contemple
Qui es-tu, que fais-tu dans cette ville

Tu es ni belle, ni repoussante
Tu ne bouge pas, tu ne dis rien
Ta façon d’être souriante
Long et bouclés tes cheveux bruns

Je te regarde j’avance un peu
Et tes yeux suivent les miens
Je te regarde puis, je m’arrête
Serais-tu vraie dans ce dessin

Je recul et reprend ma place
Tu me souris encore une fois
Qu’en est-il de ce tête a face ?
Ou il ne reste que toi Mona

Je garderai de ce court instant
Ou tu Lisa Mona dans mes yeux
Que tu me reverras plus tard, sûrement
Tu m’attendras, j’en suis heureux




Vincent Millane

mardi 13 septembre 2016

L'immense Auguste Renoir...!


Le déjeuner des canotiers

Auguste Renoir, 1880 - 1881

National Gallery of Art, Washington


    enoir travailla au "Déjeuner des Canotiers", d'avril à juillet 1881. 
                l a réuni, sur la terrasse de l'Auberge du Père Fournaise, tous ses amis et modèles pour participer à cette grande oeuvre.
                 a toile mesure 130 x 173 cm.
                u premier plan, à gauche, Aline joue avec son petit chien. Derrière elle se tient Hippolyte Alphonse Fournaise, le fils du propriétaire de l'auberge. Accoudée à la rambarde, Alphonsine Fournaise, sa soeur, écoute le Baron Raoul Barbier assis dos tourné. Ce dernier, ancien officier de cavalerie, avait la réputation d'être un amateur de canots, de chevaux... et de jeunes femmes.
                u premier plan, à droite, se trouve le peintre Gustave Caillebotte, régatier, architecte naval ... et millionnaire, premier mécène des impressionnistes. Assis à califourchon sur une chaise, il écoute discrètement l'actrice Ellen André tandis que Maggiolo, directeur du journal "Le Triboulet " se penche vers elle.
                errière eux, le petit groupe est formé du journaliste Paul Lhote avec un pince-nez, d'Eugène-Pierre Lestringuez et de l'actrice de la Comédie Française Jeanne Samary.
                u centre, le modèle Angèle boit, assise à côté d'un homme dont on aperçoit juste le profil. Le cinéaste Jean Pierre Jeunet fera d'Angèle l'héroïne de référence du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Quant au jeune homme, l'inconnu du tableau dont on ne découvre que le visage, on raconte qu'il pourrait s'agir de Renoir qui se serait planté là pour éviter une composition à treize personnages qui aurait rappelé "La Cène".  Derrière Angèle se tient le financier Ephrussi coiffé d'un chapeau haut de forme. Editeur de La Gazette des Beaux-Arts, il converse avec le poète Jules Laforgue. En arrière plan, au travers des saules miroite la Seine sur laquelle passent des voiliers.
                'ambiance est heureuse et sereine. Pourtant, Renoir dont la situation financière de l'époque n'était pas brillante,  ne savait pas, lorsqu'il commença cette oeuvre majeure, s'il pourrait la terminer. Le Déjeuner des Canotiers fait aujourd'hui partie de la célèbre collection Duncan Philipps conservée à Washington. Dans son carnet de voyage, le collectionneur notera à propos de cette toile : « l'oeuvre de Renoir est débordante d'une bonne humeur contagieuse ».

 PROMENADES ET INTERIEURS 1872

François Coppée - Le résumé de sa vie



Né à Paris, le 26 janvier 1842, ce poète parnassien, auteur dramatique, conteur, publia de nombreux recueils et pièces de théâtre. Nommé archiviste de la Comédie-Française en 1878, il démissionna après son élection à l'Académie qui eut lieu le 21 février 1884 en remplacement de Victor de Laprade. François Coppée a prononcé le discours sur les prix de vertu le 16 novembre 1893. En 1898, il entra dans la politique militante à l'occasion du procès célèbre (Dreyfus); il défendit par la plume et par la parole, avec ardeur, les institutions militaires, religieuses et sociales qui étaient attaquées avec violence, et il fut l'un des fondateurs de la Ligue de la Patrie Française dont on le nomma président d'honneur. Il fit partie de la Commission du Dictionnaire. Il est mort le 23 mai 1908.


Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots !

Pour voir des boutons d'or et des coquelicots,

Vous partez, le dimanche, et remplissez les gares

De femmes , de chansons, de joie et de cigares,

Et, pour être charmant et

faire votre cour,

Vous savez imiter les cris de la basse -

cour.

Vous avez la gaîté peinte sur la figure.


Pour vous, le soir qui vient, c'est

la tonnelle

obscure

Où, bruyants et grivois, vous prenez

le repas;

Et le soleil couchant ne vous attriste pas.


François Coppée,
 
Promenades et Intérieurs,
1872

vendredi 2 septembre 2016

UNE MERVEILLE DE LA LITTERATURE ET DE LA POESIE FRANCAISE VOICI UNE NOUVELLE FOIS LE GRAND VICTOR...!


 

Les Contemplations de Victor Hugo

Recueil de 158 poèmes rassemblés en 6 livres que Victor Hugo a publié en 1856. La plupart de ces poèmes ont été écrits entre 1846 et 1855 . Mais les poèmes les plus anciens de ce recueil datent de 1834. Les 11 000 vers des Contemplations comptent parmi les plus beaux poèmes de la poésie française . Victor Hugo y est à l'apogée de son art poétique

Les 6 Livres des Contemplations


Livre premier (29 poèmes). Aurore. C'est le livre de la jeunesse. Victor Hugo évoque ses premiers émois d'adolescent (Lise), ses souvenirs de collège (A propos d'Horace) , ses premières luttes littéraires (Réponse à un acte d'accusation), ses impressions de promeneur ému par la beauté de la nature (Vere novo, le poète s'en va dans les champs) ou le spectacle bucolique (La fête chez Thérèse). Victor Hugo s'y exprime le plus souvent à la première personne et y évoque son expérience de la vie et de la poésie.
Livre II (28 poèmes). L'âme en fleur. C'est le livre où Hugo conjugue le verbe Aimer. La plupart des poèmes sont inspirés par Juliette Drouet. Hugo évoque les premiers émois de leur rencontre, leurs promenades dans les vergers et les forêts. Il immortalise aussi les moments de bonheur ( Hier au soir, Mon bras pressait sa taille frêle); et aussi les épreuves vécues en commun, les désaccords, les réconciliations. Un jour, il note pour elle des impressions de voyage (Lettre) ; un autre jour, il lui écrit qu'il a rêvé d'elle (Billet du matin).
Livre III (30 poèmes). Les luttes et les rêves. C'est le livre où Victor Hugo relate la misère sociale et morale dont il est témoin. Ici, il dénonce les scandales , la guerre , la tyrannie, la peine de mort (La source, la Statue, La Nature). Ailleurs , il évoque la misère des sociétés modernes ( Melancholia). Ce livre s'achève par un grand poème ( Magnitudo Parvi) qui décrit la contemplation du poète tenant par la main son enfant et sondant avec elle le mouvement des astres.
Livre IV (17 poèmes) Pauca meae (Quelques vers pour ma fille). C'est le livre du deuil. Le 4 septembre 1843, Léopoldine et son mari, (Charles Vacquerie), se noient dans la Seine à Villequier. Hugo médite sur cet abîme qui sépare hier d'aujourd'hui. Il y exprime tour à tour sa révolte contre la cruauté du destin (trois ans après), sa nostalgie ( elle avait pris ce pli, elle était pâle et pourtant rose) . Parfois aussi il semble se soumettre à la volonté divine (A Villequier) . La douleur causée par la mort de sa fille Léopoldine semble inconsolable (Demain dès l'aube où blanchit la campagne).
Livre V (26 poèmes) En marche. C'est le livre du ressaisissement, du  retrouvé. Le poète en exil s'arrache à sa tristesse et va chercher de nouvelles raisons de vivre dans la méditation. Il s'adresse à ses amis, à ses enfants, à ceux qu'il aime et leur exprime sa vision du monde. Il y décrit le spectacle immense de la nature, des Océans, des rochers, du ciel et médite sur la condition humaine (Mugitusque boum, Paroles sur la dune). Il y révèle aussi des impressions de promenade (Pasteurs et troupeaux), et des souvenirs d'enfance (Aux Feuillantines)
Livre VI (26 poèmes). Au bord de l'infini. C'est le livre de la méditation métaphysique; recueil peuplé de spectres, d'anges, de fantômes, et d'esprits. Le poète hésite entre l'angoisse (Horror, Pleurs dans la nuit) et l'espérance (Spes, Cadaver) ; et cette dernière semble l'emporter. Le livre s'achève sur le regard d'un " contemplateur , triste et meurtri, mais serein".

 

La vie aux champs


Le soir, à la campagne, on sort, on se promène,
Le pauvre dans son champ, le riche en son domaine ;
Moi, je vais devant moi ; le poète en tout lieu
Se sent chez lui, sentant qu'il est partout chez Dieu.
Je vais volontiers seul. Je médite ou j'écoute.
Pourtant, si quelqu'un veut m'accompagner en route,
J'accepte. Chacun a quelque chose en l'esprit ;
Et tout homme est un livre où Dieu lui-même écrit.
Chaque fois qu'en mes mains un de ces livres tombe,
Volume où vit une âme et que scelle la tombe,
J'y lis.

Chaque soir donc, je m'en vais, j'ai congé,
Je sors. J'entre en passant chez des amis que j'ai.
On prend le frais, au fond du jardin, en famille.
Le serein mouille un peu les bancs sous la charmille ;
N'importe : je m'assieds, et je ne sais pourquoi
Tous les petits enfants viennent autour de moi.
Dès que je suis assis, les voilà tous qui viennent.
C'est qu'ils savent que j'ai leurs goûts; ils se souviennent
Que j'aime comme eux l'air, les fleurs, les papillons
Et les bêtes qu'on voit courir dans les sillons.
Ils savent que je suis un homme qui les aime,
Un être auprès duquel on peut jouer, et même
Crier, faire du bruit, parler à haute voix;
Que je riais comme eux et plus qu'eux autrefois,
Et qu'aujourd'hui, sitôt qu'à leurs ébats j'assiste,
Je leur souris encor, bien que je sois plus triste ;
Ils disent, doux amis, que je ne sais jamais
Me fâcher ; qu'on s'amuse avec moi ; que je fais
Des choses en carton, des dessins à la plume ;
Que je raconte, à l'heure où la lampe s'allume,
Oh! des contes charmants qui vous font peur la nuit ;
Et qu'enfin je suis doux, pas fier et fort instruit.

Aussi, dès qu'on m'a vu : «Le voilà !» tous accourent.
Ils quittent jeux, cerceaux et balles; ils m'entourent
Avec leurs beaux grands yeux d'enfants,sans peur,sans fiel,

Qui semblent toujours bleus, tant on y voit le ciel !

Les petits -- quand on est petit, on est très-brave --
Grimpent sur mes genoux; les grands ont un air grave ;
Ils m'apportent des nids de merles qu'ils ont pris,
Des albums, des crayons qui viennent de Paris ;
On me consulte, on a cent choses à me dire,
On parle, on cause, on rit surtout ; -- j'aime le rire,
Non le rire ironique aux sarcasmes moqueurs,
Mais le doux rire honnête ouvrant bouches et coeurs,
Qui montre en même temps des âmes et des perles.

J'admire les crayons, l'album, les nids de merles ;
Et quelquefois on dit quand j'ai bien admiré :
«Il est du même avis que monsieur le curé.»
Puis, lorsqu'ils ont jasé tous ensemble à leur aise,
Ils font soudain, les grands s'appuyant sur ma chaise,
Et les petits toujours groupés sur mes genoux,
Un silence, et cela veut dire : «Parle-nous.»

Je leur parle de tout. Mes discours en eux sèment
Ou l'idée ou le fait. Comme ils m'aiment, ils aiment
Tout ce que je leur dis. Je leur montre du doigt
Le ciel, Dieu qui s'y cache, et l'astre qu'on y voit.
Tout, jusqu'à leur regard, m'écoute. Je dis comme
Il faut penser, rêver, chercher. Dieu bénit l'homme,
Non pour avoir trouvé, mais pour avoir cherché.
Je dis : Donnez l'aumône au pauvre humble et penché ;
Recevez doucement la leçon ou le blâme.
Donner et recevoir, c'est faire vivre l'âme !
Je leur conte la vie, et que, dans nos douleurs,
Il faut que la bonté soit au fond de nos pleurs,
Et que, dans nos bonheurs, et que, dans nos délires,
Il faut que la bonté soit au fond de nos rires ;
Qu'être bon, c'est bien vivre, et que l'adversité
Peut tout chasser d'une âme, excepté la bonté ;
Et qu'ainsi les méchants, dans leur haine profonde,
Ont tort d'accuser Dieu. Grand Dieu! nul homme au monde
N'a droit, en choisissant sa route, en y marchant,
De dire que c'est toi qui l'as rendu méchant ;
Car le méchant, Seigneur, ne t'est pas nécessaire !

Je leur raconte aussi l'histoire ; la misère
Du peuple juif, maudit qu'il faut enfin bénir ;
La Grèce, rayonnant jusque dans l'avenir ;
Rome ; l'antique Égypte et ses plaines sans ombre,
Et t out ce qu'on y voit de sinistre et de sombre.
Lieux effrayants ! tout meurt; le bruit humain finit.
Tous ces démons taillés dans des blocs de granit,
Olympe monstrueux des époques obscures,
Les Sphinx, les Anubis, les Ammons, les Mercures,
Sont assis au désert depuis quatre mille ans ;
Autour d'eux le vent souffle, et les sables brûlants
Montent comme une mer d'où sort leur tête énorme ;
La pierre mutilée a gardé quelque forme
De statue ou de spectre, et rappelle d'abord
Les plis que fait un drap sur la face d'un mort ;
On y distingue encor le front, le nez, la bouche,
Les yeux, je ne sais quoi d'horrible et de farouche
Qui regarde et qui vit, masque vague et hideux.
Le voyageur de nuit, qui passe à côté d'eux,
S'épouvante, et croit voir, aux lueurs des étoiles,
Des géants enchaînés et muets sous des voiles.




Victor Hugo

samedi 20 août 2016

LE PETIT PONT DE PIERRE...!

 

Le petit pont de Pierre


Je suis
Le seul passage
Fait de pierres vieilles et hors d'âge
Pour traverser seul sans ambages
Le ru

Un jour
Tout seul sans arme sans bagage
De tout bord de tous âges
Vous franchirez
Mes berges

Je suis le petit pont de Pierre
Enjambant la rivière
Invisible ruisseau
Qui coule tout au fond
D'un immense canyon

Je suis l'allégorie
Où tout passe tout finit
Vous y serez, un jour, amenés
A venir témoigner
Le bilan d'une vie
Pour y être appelés
A tous participer
A l'un, des nombreux festins et banquets
Des esprits.


Jean Louis Ancelot

lundi 25 juillet 2016

LORSQUE L'ENFANT PARAIT...!

 

 

Titre : Lorsque l'enfant paraît

Poète : Victor Hugo (1802-1885)

Recueil : Les feuilles d'automne (1831).


Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.

La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.

Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !

Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !

Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

Mai 1830.

Victor Hugo