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Affichage des articles du mai, 2016

ô lettre d'amour!

Ô mes lettres d'amour Poète : Victor hugo (1802-1885)Recueil : Les feuilles d'automne ( 1831 ).

Oh primavera ! gioventù dell' anno !
Oh gioventù,  (primavera della vita !


Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse,
C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ;
Je vous lis à genoux.
Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge !
Laissez-moi me cacher, moi, l'heureux et le sage,
Pour pleurer avec vous !

J'avais donc dix-huit ans ! j'étais donc plein de songes !
L'espérance en chantant me berçait de mensonges.
Un astre m'avait lui !
J'étais un dieu pour toi qu'en mon cœur seul je nomme !
J'étais donc cet enfant, hélas ! devant qui l'homme
Rougit presque aujourd'hui !

Ô temps de rêverie, et de force, et de grâce !
Attendre tous les soirs une robe qui passe !
Baiser un gant jeté !
Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire !
Etre pur, être fier, être sublime, et croire
À toute pureté !

À prés…

ROMANCE...!

Sophie d' Arbouville
Sophie de Bazancourt est née le 29 Octobre 1810. Élevée dans la tradition du salon de Madame de Houdetot, sa grand-mère, dont elle porte le prénom, et d’une société ouverte à la littérature, classique et moderne, elle en prend le goût.

Mariée à 22 ans à M. d’Arbouville qui deviendra général, elle le suit dans ses campagnes jusqu’à ce que sa santé en pâtisse. De retour à Paris, elle plaît par le charme de sa conversation, la douceur de son caractère et sa bienveillance. Elle écrit des poésies qui seront imprimées à un très petit nombre d’exemplaires essentiellement pour sa famille et son proche entourage. Plus tard, pour concourir à une œuvre charitable, elle consent à imprimer plusieurs de ses nouvelles.

 Celles-ci furent publiées dans « La Revue des Deux Mondes » et regroupées ensuite par l’éditeur Amyot, en 1855, sous le nom de « Poésies et Nouvelles ».

Muse romantique de Sainte-Beuve, ils échangent durant 10 a…

HOSPITALITE...!

Philippe Fabre d'Eglantine

Né à Carcassonne (France) en 1750 ; Mort à Paris (France) le 05/04/1794
Fabre d'Eglantine débute comme auteur de pièces de théâtre telles que Laure et Pétrarque en 1780, dont il subsiste aujourd'hui la chanson "Il pleut, il pleut, bergère", ou bien "Les Précepteurs" en 1794.

Mais cet homme politique est surtout connu pour son engagement révolutionnaire qui lui valut de donner leurs noms aux mois du calendrier républicain, établi en octobre 1793. Auteur de divers trafics, il est arrêté, condamné à mort et exécuté en 1794, en même temps que Danton.
Hospitalité


Il pleut, il pleut, bergère,
Presse tes blancs moutons,
Allons sous ma chaumière,
Bergère, vite, allons.
J'entends sur le feuillage
L'eau qui tombe à grand bruit ;
Voici, voici l'orage,
Voici l'éclair qui luit.
Bonsoir, bonsoir, ma mère,
Ma soeur Anne, bonsoir !
J'amène ma bergère
Près de nous pour ce soir.
Va te sécher, ma mie,
Auprès de nos…