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Affichage des articles du juin, 2016

SARAH LA MARINIERE...!

Titre : Sarah la marinière. Poète : François-Marie Robert Dutertre (1815-1898) Recueil : Les loisirs lyriques (1866).



A Venise, un grand seigneur
A Sarah la marinière
Offrit, pour toucher son cœur,
Une fortune princière ;
Mais en vain il soupira...
J'aime mieux, lui dit la belle,
Mes filets et ma nacelle ;
Non, vous n'aurez pas Sarah.

D'Égypte, le vice roi
En passant dans sa tartane
Lui dit un jour : Sois à moi !
Je te ferai ma sultane ;
Mais en vain il soupira...
Non, dit Sarah, je préfère
Rester simple marinière ;
Non, vous n'aurez pas Sarah.

Un jeune prélat romain
Allant en pèlerinage,
La trouva sur son chemin
Et la prit par le corsage ;
Mais en vain il soupira...
Non, Monseigneur, je suis sage,
Portez ailleurs votre hommage ;
Non, vous n'aurez pas Sarah.

Mais un jour, un gondolier
Prit une fleur printannière,
Puis en galant cavalier
L'offrit à la marinière ;
Elle à son tour soupira...
Et l'on vit au clair de lune
S'embarq…

ENCORE UN TRES BEAU POEME DU GRAND VICTOR...!

Je respire où tu palpitesPoète :Victor Hugo (1802-1885)Recueil : Les contemplations ( 1856 ).



Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t'en vas ?

A quoi bon vivre, étant l'ombre
De cet ange qui s'enfuit ?
A quoi bon, sous le ciel sombre,
N'être plus que de la nuit ?

Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t'en ailles
Pour qu'il ne reste plus rien.

Tu m'entoures d'Auréoles ;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t'envoles
Pour que je m'envole aussi.

Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.

Que veux-tu que je devienne
Si je n'entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s'en va ? Je ne sais pas.

Quand mon orage succombe,
J'en reprends dans ton coeur pur ;
Je suis comme la colombe
Qui vient boire au lac d'azur.

L'amour fa…

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