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Affichage des articles du janvier, 2017

Monsieur TRUMP rendez nous notre statue vous ne la méritez pas...!

Monsieur TRUMP rendez nous notre statue vous ne la méritez pas...!

Dans le socle de la Statue de la Liberté le visiteur peut lire quelques vers, écrits en anglais bien sûr. Il s'agit du poème "The New Colossus", d'Emma Lazarus. Cette plaque a été ajouté en 1903 sur le socle, elle n'était donc pas là à l'inauguration.

 Le Nouveau Colosse
 Pas comme ce géant d’airain de la renommée grecque  Dont le talon conquérant enjambait les mers  Ici, aux portes du soleil couchant, battues par les flots se tiendra   Une femme puissante avec une   torche,  dont la flamme  Est l’éclair emprisonné, et son nom est  Mère des Exilés. Son flambeau  Rougeoie la bienvenue au monde entier ; son doux regard couvre  Le port relié par des ponts suspendus qui encadre les cités jumelles.  "Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge !" proclame-t-elle  De ses lèvres closes. "Donne-moi tes pauvres, tes exténués,  Tes masses innombrables aspirant à vivre libres,  Le rebus …

LES CHANSONS DES RUE ET DES BOIS PAR LE GRAND VICTOR...!

Les Chansons des rues et des bois Les Chansons des rues et des bois, Paris, Lacroix, 1866 Victor Hugo Don Paul Meurice, 1903 1866Première édition française. Reliure de Petit, plein maroquin, tranches dorées. L’ouvrage a paru lors de la période d’exil de Victor Hugo (1856-1870) dans les Iles anglo-normandes, à Guernesey. Un dessin original de l’écrivain inséré au début du livre est dédicacé : « A Paul Meurice. Victor Hugo. Hauteville House, 1er janvier 1868. ». C’est un hommage rendu à l’homme de confiance qui a été l’intermédiaire très précieux entre le continent et Jersey ou Guernesey, durant tout l’exil.
Auteur de la notice : Marie-Laurence Marco
Le cheval Poète : Victor Hugo (1802-1885) Recueil : Les chansons des rues et des bois (1865).
Je l'avais saisi par la bride ;
Je tirais, les poings dans les noeuds,
Ayant dans les sourcils la ride
De cet effort vertigineux.

C'était le grand che…

LA RETRAITE...!

Alphonse de Lamartine
(nom complet : Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine), né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869 est un poète, romancier, dramaturge et prosateur en même temps qu'un homme politique français qui participa à la Révolution de février 1848 et proclama la Deuxième République. Il est l'une des grandes figures du romantisme en France.
La retraite (1790-1869) Recueil : Méditations poétiques ( 1820 ).


Aux bords de ton lac enchanté,
Loin des sots préjugés que l'erreur déifie,
Couvert du bouclier de ta philosophie,
Le temps n'emporte rien de ta félicité ;
Ton matin fut brillant ; et ma jeunesse envie
L'azur calme et serein du beau soir de ta vie !

Ce qu'on appelle nos beaux jours
N'est qu'un éclair brillant dans une nuit d'orage,
Et rien, excepté nos amours,
N'y mérite un regret du sage ;
Mais, que dis-je ? on aime à tout âge :
Ce feu durable et doux, dans l'âme renfermé,
Donne plus de …

ENCORE UN BEAU POEME DU GRAND VICTOR...!

1er janvier Enfant, on vous dira plus tard que le grand-père
Vous adorait ; qu'il fit de son mieux sur la terre,
Qu'il eut fort peu de joie et beaucoup d'envieux,
Qu'au temps où vous étiez petits il était vieux,
Qu'il n'avait pas de mots bourrus ni d'airs moroses,
Et qu'il vous a quittés dans la saison des roses ;
Qu'il est mort, que c'était un bonhomme clément ;
Que, dans l'hiver fameux du grand bombardement,
Il traversait Paris tragique et plein d'épées,
Pour vous porter des tas de jouets, des poupées,
Et des pantins faisant mille gestes bouffons ;
Et vous serez pensifs sous les arbres profonds.

1er janvier 1871 Victor Hugo

Le matin des étrennes...!

Le matin des étrennes

Ah ! Quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quel songe étrange où l'on voyait joujoux,
Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
On s'éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux ...
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher ...
On entrait ! ...puis alors les souhaits ... en chemise,
Les baisers répétés, et la gaieté permise !

Arthur Rimbaud (1854-1891)