Accéder au contenu principal

 Pour mon amie Primavera avec toute mon amitié

 

Le mouchoir rouge de Cholet

1898
Paroles et musique de Théodore Botrel
Éditeur : Librairie Beauchemin, Montréal (Chansons de Botrel pour l'école et le foyer) - 1903

Paroles

Sous-titré "1793"

J'avais acheté, pour ta fête,
Trois petits mouchoirs de Cholet,
Rouges comme la cerisette,
Tous les trois, ma mie Annette.
Oh ! qu'ils étaient donc joliets
Les petits mouchoirs de Cholet.

Ils étaient là dans ma poquette
Dans mon vieux mouchoir blanc... si laid !...
Et chaque nuit, la Guerre faite,
Dans les bois, ma mie Annette,
En rêvant à toi, je rêvais
Aux petits mouchoirs de Cholet !

Les a vus, Monsieur de Charette,
Les voulut ; je les lui donnai...
Il en mit un dessus sa tête,
Le plus biau, ma mie Annette ;
C'était le plus fier des plumets
Le petit mouchoir de Cholet !

Fit de l'autre une cordelette
Pour pendre son sabre au poignet ;
Fit du troisième une bouclette
Sur son cœur, ma mie Annette,
... Et tout le jour les Bleus visaient
Le petit mouchoir de Cholet !

Ont visé le cœur de Charette...
... Ont troué... Celui qui t'aimait...
Et je vas mourir, ma pauvrette,
Pour mon Roy, ma mie Annette
Et tu ne recevrais jamais
Tes petits mouchoirs de Cholet !...

Mais, qu'est-ce là, dans ma poquette ?
C'est mon vieux mouchoir blanc... si laid !
Je te le donne pour ta fête,
Plein de sang, ma mie Annette :
Il est si rouge qu'on dirait
Un mouchoir rouge de Cholet !

Commentaires

  1. Je crois bien l'avoir lu un jour, en tous cas très belle poésie autour d'un mouchoir... merci Gégouska, bises

    RépondreSupprimer
  2. Tu me l'as remis en mémoire, ce joli texte !
    Bonne journée à toi.

    RépondreSupprimer
  3. Bonsoir Gegouska,
    Voilà un poème que je ne connaissais pas, je vais l'enregistrer, il me plait bien !!
    Passe une très bonne soirée, bises, Véronique

    RépondreSupprimer
  4. Buongiorno mio amico Gégouska,
    Cette chanson de Théodore Botrel, né non loin de chez moi à Dinan, fut écrite en hommage aux Vendéens qui se battirent contre les Républicains à Cholet le 17 octobre 1793.
    Ce jour d’octobre 1793 Monsieur de La Rochejacquelin ( et non pas de Charrette ) se battit avec trois mouchoirs blancs de Cholet , un sur sa poitrine, un sur son chapeau, un sur le côté pour que ses hommes le reconnaissent… bien qu’il lui fut demandé de retirer ces signes qui le désignait de même aux Républicains, il refusa et j’ai cru comprendre qu’il fut une cible facile pour les Républicains..
    Le rouge est le symbole du sang des Vendéens, et le blanc est pour perpétuer le souvenirs des « Blancs » qui se battirent contre les « Bleus »….
    Mais des chansons de Théodore Botrel, « La Paimpolaise » et « Fleur de blé noir » sont celles que je connais le mieux.
    Ti auguro una bella fine di giornata.
    Bacioni della tua amica.
    La tua amica Prima


    RépondreSupprimer
  5. Michel Ragon en a tiré un bouquin ... il y a déjà plus d'un quart de siècle !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Pour vous aider à publier votre commentaire, voici la marche à suivre :
1) Si vous avez un compte Google , vous pouvez vous identifiez dans la liste déroulante commentaire
2)Si vous n'avez pas de compte Google , inscrivez votre Nom et votre URL , et seulement après rentrez votre commentaire
3)Pour les autres il y a toujours le lien Anonyme , mais n'oubliez pas de signer avec votre lien blog ou votre petit nom pour que je puisse vous retrouver
Ensuite vous faites publier , et tout devrait être bon ...merci à vous
MERCI DE VOTRE PASSAGE SUR MON BLOG ET DE VOTRE COMMENTAIRE MES AMIS A BIENTÔT

JE SUIS l'ami Gégouska

Posts les plus consultés de ce blog

LE LOUP MORALISTE DU GRAND VOLTAIRE...!

Le loup moraliste
Un loup, à ce que dit l’histoire,
Voulut donner un jour des leçons à son fils,
Et lui graver dans la mémoire,
Pour être honnête loup, de beaux et bons avis.
« Mon fils, lui disait-il, dans ce désert sauvage,
A l’ombre des forêts vous passez vos jours ;
Vous pourrez cependant avec de petits ours
Goûter les doux plaisirs qu’on permet à votre âge.
Contentez-vous du peu que j’amasse pour vous,
Point de larcin : menez une innocente vie ;
Point de mauvaise compagnie ;
Choisissez pour amis les plus honnêtes loups ;
Ne vous démentez point, soyez toujours le même ;
Ne satisfaites point vos appétits gloutons :
Mon fils, jeûnez plutôt l’avent et le carême,
Que de sucer le sang des malheureux moutons ;
Car enfin, quelle barbarie,
Quels crimes ont commis ces innocents agneaux ?
Au reste, vous savez qu’il y va de la vie :
D’énormes chiens défendent les troupeaux.
Hélas ! Je m’en souviens, un jour votre grand-père
Pour apaiser sa faim entra dans un hameau.
Dès qu’on s’en aperçut : …

A DEUX BEAUX YEUX...!